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Description des éléments secondaires ou éléments indicateurs du temps de l'horloge.

1 - Les portes

Tout le mécanisme de l'horloge monumentale de Radwan est encastré dans une chambre rectangulaire assez rigide construite en pierres cimentées. Dans la façade  de cette chambre on a pratiqué une ouverture rectangulaire dans laquelle on a monté douze colonnes équidistantes en cuivre rouge. Ces colonnes sont décorées par des clous dorés et des gravures variées. Entre deux colonnes se dresse une porte mobile autour d'un axe de rotation  horizontal. Deux crampons maintiennent cette porte dans sa position d'équilibre stable. De plus , deux tenons saillants sont fixés, sur la porte, de part et d'autre de son axe de rotation. Une petite chambre réservée au contrepoids est construite au-dessous de chaque porte.

2 - Les volets

 Chaque porte est surmonté d'un volet. Ce dernier est l'assemblage de lames métalliques dorées en forme d'un tronc de prisme dont la base est prolongée par une plaque métallique rectangulaire. Ce volet porte une tige en cuivre jaune terminée par un croissant. Chaque volet doit être mobile autour d'un axe horizontal afin de pouvoir occupé deux positions: l'une  montre la tige portant le croissant se dressant verticalement, tandis que l'autre la montre étendue horizontalement. Une bobine munie d'une chaîne est associée à chaque volet.

              

figure reconstituée d'après la description d'Al-Sa'ati

3- Les balles et leur mécanisme de déclenchement

Les balles sont des sphères métalliques qui, une fois libérées , se déplacent dans des canaux pour arriver à la tête du faucon. Un mécanisme de déclenchement est capable de libérer deux balles à chaque heure,  chacune roule ensuite dans son propre canal.

Notons que ces canaux sont formés de  deux tuyaux cylindriques disposés horizontalement au-dessus des volets. Ils s'incurvent de part et d'autre des volets et chacun aboutit à la tête d'un faucon.

Le déclenchement des balles est assuré par douze tiges qui divisent chaque canal en douze parties égales . Chaque tige mobile autour de l'une de ses deux extrémités ,porte deux demi-disques qui doivent pénétrer dans la branche horizontal de chaque canal. L'extrémité mobile de chaque tige est reliée par une corde à un contrepoids. 


4 - Les contrepoids

Le contrepoids est une poire métallique terminée en son sommet par un anneau auquel on a accroché une tige portant trois petits anneaux . À l'un de ces anneaux on noue un fil de soie qui se rattache aux tenons fixés à la porte. Au second anneau on relie l'extrémité de la corde du mécanisme de déclenchement des balles. Au troisième on attache une corde relié à la bobine du volet. 

5 - Le traineau

 Un petit traineau, appelé la souris , selon sa forme, porte un petit index vertical. Il se déplace sur le plan horizontal formé par le plafond des chambres des contrepoids. Son mouvement est entraîné par des chaînes fixées à deux anneaux solidaires à son corps. L'une des deux chaînes s'enroule sur la gorges de la grande roue des heures diurnes et l'autre se rattache par l'intermédiaire des poulies à un contrepoids.

6 - Les faucons

Le corps métallique du faucon est mobile autour d'un axe  horizontal. Un contrepoids assure le redressement de ce corps une fois incliné. Le bec du faucon également mobile, s'ouvre  sous l'action du poids de la balle et se referme dès que le faucon se redresse.

Au-dessus du bec de chaque faucon, on fixe , sur un support en bois bien décoré, un grand bol métallique muni  d'un tuyau qui donne accès à la chambre des balles. En son centre , on fixe un miroir métallique. Le choc entre ce miroir et la balle fait entendre un son qui résonne très fortement pour indiquer le passage d'une heure.