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II - Description des éléments qui indiquent le temps écoulé

1- Les portes

On compte douze portes dont chacune est fermée par une plaque de cuivre rectangulaire mobile autour d'un axe  horizontal. Ce dernier n'est autre que son axe de symétrie. La moitié inférieure de cette plaque est alourdi par du plomb de sorte que si on l'écarte de sa position d'équilibre , elle revient sous l'action de son poids.

Au lever du soleil, chaque porte est tournée de 180° autour de son axe et est accrochée à une cheville fixée au mur. Dans cette position la moitié alourdie occupe sa plus haute position. Au passage d'une heure le croissant du chariot décroche cette cheville et la porte correspondante tourne de 180° pour reprendre sa position d'équilibre.

2 - Les fenêtres

Elles sont au nombre de douze dont chacune est à double volets . Ces derniers  s'ouvrent sous l'action de la figurine qu'ils  cachent. Chaque figurine représente un jeune garçon suspendu par  sa tête au milieu de la fenêtre et est étiré vers l'arrière par une cheville fixée à ses pieds. Ainsi dès que cette cheville est décrochée  la figurine tombe et pousse par se pieds les volets et apparaît comme s'il regardait vers le bas .

3 - Les canaux

Une planchette de bois de longueur égale à la distance qui couvre les douze portes, est divisée longitudinalement en deux parties égales. Dans chaque partie on a perforé douze trous dont le diamètre de chacun permet le passage d'une petite bille  de fer. À côté de chaque trou on a creusé un fossé allongé et peu incliné vers le trou. Ce dernier est séparé du fossé par une lame métallique mince fixée à une tige mobile autour d'un axe fixé au bord du canal. Cette lame retient les billes dans leur fossé. Pour libérer ces billes, il suffit de basculer la tige sur son axe pour écarter les lames vers le haut. Les billes se précipitent chacune vers son trou.

Un autre canal à double voies est fixé en-dessous du précédent. Il est concave et percé de deux trous juste au milieu de sa concavité . Ainsi toute bille qui tombe dans l'une des deux voies de ce canal se dirige nécessairement vers un trou.  Chaque trou du canal concave communique avec la tête du faucon par un long tuyau.

4 - Les faucons

Deux faucons métalliques à ailes déployées se trouvent encastrer dans deux petites chambres situées de part et d'autre de la machine. les pieds de chaque faucon  sont fixés sur tige mobile dans un plan vertical. Les ailes, aussi mobiles , sont attachées par leur bord au mur de la chambre. La tête du faucon est percée d'une  ouverture qui permet le passage de la bille à son bec. Sous l'action du poids de cette bille, le faucon se penche, ouvre son bec et crache la bille dans la coupe. Cette dernière porte en son centre un miroir métallique qui résonne sous l'action  du choc de la bille qui continue son chemin vers la chambre de rassemblement.

la tige qui porte le faucon est équilibrée par un contrepoids accroché à l'extrémité d'une chaîne. Lorsque le faucon se penche ses ailes se déploient lui donnant l'aspect d'un oiseau volant.

Al-Jazari précise qu'il est assez important de décorer le faucon et d'étamer ses ailes par une couche d'or.

5- le chariot

C'est un petit chariot monté sur quatre roues. Il est relié à la roue des heures diurnes par une chaîne qui passe sur la gorge d'une poulie fixe. Une autre chaîne le relie à  un contrepoids . Ce chariot porte une tige verticale qui se termine par un croissant en or . Ce chariot se déplace d'un mouvement rectiligne uniforme sur une planchette de bois dans laquelle on a creusé deux fentes parallèles qui jouent le rôle de rails pour les roues .