Index de l'article

 

Al-Qanûn et Al-Rabab

Al-Qanûn (القانون)

L'origine de cet instrument de musique à cordes est inconnue. Il apparaît dans la littérature arabe  dans les contes des Milles et une Nuits - d'origine perse - au Xe siècle.  Sa caisse de résonance  de formes très variée (rectangle, triangle ou trapèze) était couverte par une table d’harmonie très mince en bois.  À la surface de cette dernière sont tendues plusieurs cordes en boyau,  tenues, à la droite de l'instrument par un chevalet et rattachées,  à sa gauche par des chevilles pour permettre l’accordage.

Au cours des siècles, l’instrument a subit des améliorations importantes. Aujourd'hui,, le qanûn a une caisse de résonance en forme de trapèze à angles droits dont la grande base varie entre 75 et 120cm, la petite base entre  25 et 45cm et l'épaisseur entre 3 et 10cm.

Le chevalet (الفرس ) en épicéa à pieds multiples est posé "à cheval" sur des rectangles de peaux poissons (الرقمة ) . Ces derniers au  nombre de cinq servent d’amplificateurs de résonance et se répartissent à droite de l’instrument et sur sa largeur.

En face, à gauche et juste sur le côté oblique  de l'instrument, sont fixés des leviers métalliques en cuivre (العُرب ) permettant d’altérer le ton d’une corde, de plusieurs degrés, on en compte 4 pour chaque corde.

À ce même côté est accordé un cheviller percé d’un certain nombre de trous permettant d’insérer les chevilles. Ces dernières dont le  nombre est égal à celui des cordes du qanûn, varie entre  36 et 84 chevilles, normalement on compte 78 cordes accordées par un ensemble de trois pour chaque son.

Un morceau de bois appelé le nez (الأنف ) fixé entre les leviers et le cheviller contenant des fentes permettant le passage des cordes par groupe de trois.

                

          Qanûn                                                                                                plectre et dé

Les cordes sont pincées par les deux index par l'intermédiaire d'un plectre. Ce dernier est fixé à l'index à travers un onglet (pièce métallique cylindrique, appelée dé (كشتبان ) ouvert aux deux extrémités qu'on fait rentrer dans le bout de l’index.)

 

Al-Rabab (الرباب)

 

Instrument à cordes oriental, le Rabab existait sous sa forme la plus rustique chez les arabes de la période préislamique. On l'appelait « Rabab al – chaër » (رباب الشاعر ). C'est un ancien instrument monocorde qui accompagnait les paroles rythmées du  poète.

Bien que les éléments essentiels des différents "Rabab sont les mêmes, la forme extérieure change d'un pays l'autre.

Description du rabab égyptien

La caisse de résonance est faite d'une noix de coco décalottée. L'ouverture  de diamètre voisin de 8cm est couverte, par une pièce de peau de poisson bien tendue. Un long manche (47cm) cylindrique de bois prolongé par une tige de fer, est fixé à la caisse de résonance. Deux cordes de crin de cheval généralement accordées à la quarte, sont tendues par de grosses chevilles de bois vissées latéralement sur la partie supérieure du manche.

             

Rabab al-Chaer                                      Rabab  (la Tunisie)                                               Rabab (Egypte)

 

Au moment du jeu, les cordes sont frottées par un archet en forme d'arc entre les extrémités de laquelle est tendu une mèche de  crin.

Le rabab irakien appelé noix (الجوزة العراقية ) ressemble dans une grande mesure au rabab égyptien. Mais dans le rabab irakien  la partie inférieure de la caisse de résonance est ouverte à l`air libre . De plus il est muni de quatre  cordes relevées par un petit chevalet collé sur la peau de la caisse de résonance proche des extrémités inférieures des cordes.